Il y en aura toujours

Il y aura toujours des couillons pour vous critiquer, pour vous juger, pour vous remettre en questions.
Il y aura toujours des ignorants qui vous poseront des questions ou seront indifférents à vos choix, à vos petites ou grandes réussites.
Il y aura toujours des mots qui vous blesseront, qui vous choqueront, qui vous tourmenteront.
Il y aura toujours la violence qui s’immiscera dans vos vies, dans notre entourage, dans le monde.
Il y aura toujours des sots, des corrompus complètement absorbés par leur pouvoir.
Il y aura toujours des ouragans, des orages, des averses de grêles.
Il y aura sans cesse des séismes, des tsunamis, des éruptions volcaniques, des inondations.
Il y aura sans cesse des tracasseries qui jalonneront notre vie.
Et pourtant, vous saviez bien qu’il n’y a pas que ça.
Réjouissons- nous sur tout ce qui est positif malgré la nuit, malgré le brouillard, malgré le mistral ou le sirocco.
Regardons ce qui fait nos forces, nos joies.
Nous avons toujours en nous des petits sourires, des éclairs de jouissance pour les petits riens de la vie quotidienne.
Regardons ailleurs, vers nos amis qui nous apprécient et que nous apprécions.
Regardons nos échecs comme des tremplins pour une vie plus épanouissante.
Personnellement, j’ai vécu moult licenciements, accident de travail, démission et pourtant je continue mes projets, à persévérer. Malgré mon handicap source de malentendus, j’arrive à entendre les murmures des petits bonheurs.
Osons la poésie emprunt de lucidité, pour rêver, pour mettre un peu de légèreté dans nos lourdeurs.
Il y aura toujours quelqu’un qui te relèvera, qui te soutiendra. Il y aura toujours une personne, quelque part, pour vous écouter, et partager avec vous.
Comme dirait les sages : « L’important, n’est pas le but mais le chemin ». Quand nous réussissons un diplôme, un permis ou autre, nous nous réjouissons après avoir regardé tout le travail qu’on a accompli auparavant.
Je l’ai expérimenté ce lundi de manière très concret. J’avais comme objectif d’atteindre Bourgoin en Vélo. Ville à 45 km de Lyon. C’est à travers les chemins que je me suis régalé, longeant des ornières, traversant un ruisseau, côtoyant les poids lourds sur une départementale. Arrivé à Bourgoin, j’étais heureux du parcours malgré les coups de fatigues, malgré les cuisses qui ont brûlé pendant un temps.
Il y aura toujours de la souffrance, de la galère mais à force de croire et de vivre l’instant comme un chemin prometteur de bonnes surprises.

Alors, braves gens, ne vous laissez pas abattre pas les mauvaises langues même si ceux de vos proches qui vous rabaissent. Écoutez ceux qui vous font du bien, en vérité et en sincérité. (Pas les faux-culs ni les hypocrites). Fuyez l’angélisme et la dramatisation. Vivez le concret et vos rêves.
Je vous souhaite à tous un bon courage dans vos projets, dans le meilleur discernement possible, en toute conscience.

Tabou

Tabou tabou !
Il ne faut pas en parler, ne rien dire pour éviter les conflits.
On ne touche pas aux sujets qui fâchent, pouvant créer des fractures.
Chut, pas la religion. C’est tabou. Cela fait partie de l’intime de la personne. Vie privée, on n’y touche pas.
Chut, pas la sexualité. Tabou. C’est intime avec comment on gère notre sexualité, notre attirance vers l’autre sexe ou le même sexe. C’est très subjectif, très intime. N’en parlons pas.
Les émotions, les larmes ? N’en disons rien, nous évoquerions nos faiblesses. C’est indécent. Tabou, chuut !
Chut, on en dit rien sur le handicap. Tabou, on n’y connaît rien, on n’en parle pas.
Faut pas savoir tout ce qui touche à la dignité de la personne.
La misère, c’est quoi ? Tabou. Cela n’existe pas. Il y a bien des sous qui traînent partout. Il suffit de tricher un peu, de jouer au loto, de faire marcher les acquis sociaux.
La politique. Ouh là, encore un sujet qui fâche. Trop de divergences, trop d’extrémités.
La crise ? La folie ? Non, pas la maladie psychique. Ah la crise monétaire ? Non, je n’en ai jamais entendu parler. On se sert un peu la ceinture mais je vis au-dessus de mes moyens.
Chut, tabou !
Les paradis fiscaux ? N’en parlez pas, ça va être l’enfer. Tabou !
La drogue ? Les excréments ? L’inceste.
N’en parlons pas. Chut.
Chez les Polynésiens, ce qui est tabou est sacré.
Donc tout est sacré ?
De quoi peut parler alors ? De la pluie et du beau temps ? Et encore, certains vont se plaindre et râler. Cela va se chamailler.
Allez, osons quand même évoquer les sujets « tabous ».
Essayons quand même.
Risquons-nous de se parler, de se dire les choses.
Prenons le risque de briser le silence et de mieux se connaître, mieux se comprendre malgré tout.

Je souhaite à chacun de trouver des lieux où on peut se dire sans être jugés, sans être critiqués.
Que chacun trouve de la bienveillance et soit entendu, compris, et vice-versa !

L’attente

L’attente.
Nous sommes la plupart dans l’attente lors de cette fin d’année scolaire.
Une attente angoissante, stressante vécue à des degrés divers pour chacun.
L’attente des résultats d’un examen qu’on a passé, tel que le bac, les diplômes universitaires. Je pense à ceux qui ont passé leurs licences, leurs CAPES. Une grande pensée à ceux qui ont passé le diplôme d’éducateur spécialisé ou autre diplôme du travail social.
Une attente qu’on comble par des activités qui nous occuperait la tête, pour ne pas trop s’inquiéter.
Je pense aussi à ceux qui ont passé leurs concours. Quel avenir leur sera réservé ?
Pour ma part, je viens de déposer deux dossiers pour être reçu en formation de documentation. Je comprends le stress à cause du flou total même si on peut être confiant de l’issue des résultats. Mais il faudrait s’attendre à tous, même le pire. Aucune réponse négatif. Pour trouver une voie échappatoire, pour ne pas tomber de trop haut.
Tout type d’attente est vécu en fonction de notre histoire, de notre tempérament, de nos liens sociaux. L’attente est terrible pour ceux qui sont impatients, car on voudrait que ça arrive plus vite, que l’on passe à autre chose.
Que peut-on vivre pendant cette attente quand il n’y a plus de cours, quand on ne bosse plus, quand nous sommes dans une certaine inactivité ?
Attente d’une réponse à la suite d’un entretien d’embauche. Attente de résultats médicaux. L’attente de la venue d’un enfant soit par la grossesse ou l’adoption. L’attente d’un courrier, d’un mail après avoir écrit un long texte pour éclaircir une situation personnelle. L’attente d’un conjoint, d’un compagnon qui va revenir d’un voyage.
On pourrait vivre la lecture de livres qu’on aurait aimé lire. Faire la fête avec des vrais amis si possible. Dormir pour certains quand ils se sont donnés énormément. Réviser les oraux au cas où !
Ou bien écrire, dessiner, faire du sport, aller au théâtre, se faire des projets, rêver.
Je comprends l’attente comme une période où l’on peut mûrir notre projet professionnel, familiale ou social. L’attente nous permettrait de s’affermir, d’éprouver notre désir de réussir et de mettre du sens dans ce qu’on veut vivre.
Dans l’attente, osons les rêves les plus fous comme oser imaginer le pire.
Je peux vous partager mon expérience étonnante du bac. Mon petit frère est allé voir avant moi les résultats et m’avait annoncé que j’étais recalé. J’étais resté stoïque et je me disais : « Bon, tant pis, c’est comme ça ». Puis quand je suis allé chercher mes notes, j’avais remarqué une erreur. On avait mis 0 à l’espagnol alors que j’en étais dispensé. Nous avons donc bataillé pour faire appel. Je passe bien donc les rattrapages. Ces derniers se sont très bien passés et j’ai eu mon bac. L’ayant eu, tout mon entourage s’est réjoui sauf moi. Je me suis contenté de me dire : « Tant mieux ». Mais je vous rassure, mes plus grandes joies après de longues attentes a été quand j’ai été reçu à ma formation d’éducateur spécialisé et bien sur mon DEES.

Je souhaite à chacun de vivre l’attente la moins pénible possible et vous souhaite un bon courage, et espère que vous aurez une grande joie à fêter vos réussites.