A côté de chez moi, un camp rom…

Depuis des mois, je passe devant un camp rom en allant au boulot ou pour faire des courses. Une colère monte en moi contre cette misère, contre ces gens qui mendient et emmerdent le monde avec leur voix qui veut attiser la pitié. Je sais bien que ces gens galèrent, font avec les moyens du bord.  Je suis sidéré de voir un bidonville dans un état déplorable, avec des monticules de déchets qui longent le large avenue. Et voilà, certains regards mauvais se fixent sur eux ou détournent pour ne rien voir.

Je croise souvent certains avec des jambes gangrenées et mendient dans le métro, ou bien une rom complètement tordue « jouant » sur son infirmité. Infirmité de naissance ou fait exprès ?

Projections, nous voilà!

Reprendre ses esprits est important dans ces cas-là, pour éviter que des préjugés, des idées reçues s’ancrent.

Apprendre à écouter même si la misère nous est insoutenable à cause de notre impuissance, ou même notre lâcheté!

Alors, pour cela, je préférai m’informer et souhaite vous partager ces quelques liens pour mieux comprendre cette réalité :

 

 

 

Elle s’appelle…

Elle s’appelle Soreyna.
Petite adolescente manouche qui mendiait sur un parking d’un supermarché.
Elle a un visage balafré avec un sourire qui peut désarmer les coeurs endurcis.
Si on prend le temps, avec sa petite voix, elle peut vous confier sa petite vie de nomade.
Elle est dans la ville depuis un an et demi et vit avec sa famille dans un campement.
Si vous connaissez le lieu de son campement, elle sera ravie. Elle se sentira reconnue. 
Si un jour, vous la croisez, n’hésitez pas à lui laisser un sourire ou bien à lui adresser quelques mots. 

Elle s’appelle Feyza.
Jeune femme voilé aux yeux bleus qui prenait le bus tous les jours.
Elle ne se laisse pas faire par les machos qui font frotti-frotta. Ils en eu pour leurs comptes.
Elle ne rêve qu’une chose: Que les femmes soient considérés comme des sujets à part entières et non des objets. 
Les hommes! Si vous la croisez, méfiez-vous de vos instincts primaires. 
Elle vaut la peine d’être rencontré, respecté tout simplement. 
Elle a besoin comme pour toutes les femmes de se sentir en sécurité.

Prenons-soin d’elle.
Prenons soin de vous.
Prenons soin de nous. 

Texte écrit suite à une rencontre et au visionnage du film égyptien: Femmes du bus 678