Les risques du métier du travailleur social
– Troubles de cécité, à force d’observer, de jongler entre la nuit et le jour.
– Troubles de l’audition, à force d’entendre crier à longueurs de journées
– Troubles du mimétisme, à force de voir tes jeunes ou ceux que tu accompagnes marchant de façon bizarre.
– Troubles de langage, à force de répéter mille fois les mêmes choses, de modifier tes phrases pour mieux être compris.
– Troubles schizophréniques si l’on n’est pas cohérent avec soi-même et les autres, et qu’on mène un double-jeu.
– Troubles de tremblements, à force de boire du café ou de l’alcool pour tenir le coup
– Hématomes, contusions à gogos pour les coups que tu te prends
– Tatouages permanents avec les griffes et morsures de tes jeunes autistes ou déficients lourds.
– Céphalées ou migraines permanentes à cause des réunions à gogo, des promesses non tenus, des paroles en l’air. (Pour les incultes, Céphalées sont des maux de tête).
– Usure des pieds à force de courir dans tous les sens
– Taux de cholestérol très élevé à cause du sucre que l’on prend à outrance pour le tenir le coup.
– Cancer du poumon pour les paquets de cigarettes fumés par toi-même, ou par tes collègues ou dans ton travail.
– Arthroses pour le nombre de dossiers, de projets que tu as rempli(e).
– ….
Toujours aussi partant ?
(J’entends un grand oui en chœur)
( Texte écrit en 2013)