Je suis en colère contre ceux qui me critiquent. Je suis énervé contre ceux qui me jugent car je ne fais pas ce qu’ils aimeraient ce que je fasse.
Mais qui suis-je pour juger l’autre ?
Qui suis-je pour le critiquer ? Je ne le connais pas, avec son histoire, ses valeurs, son lieu de vie.
Qui suis-je pour le regarder de travers quand il fait un geste qui me répugne ?Est-ce que je connais vraiment le contexte, les tenants et les aboutissants.
Qui suis-je pour dominer, pour exercer mon autorité sur un inconnu ou un collègue, une connaissance ?
Qui suis-je pour donner des conseils avec ce que je crois savoir et avec des apriori que j’ai de la personne en face de moi ?
Ais-je tous les droits ? Le droit de tourner en dérision sur un sujet qui ne me convient pas personnellement ?
Je n’apprécierai sûrement pas qu’on me fasse tourner en caricature, que l’on me prenne pour un imbécile, un idiot.
Si je me la pète, si je frime, jusqu’à quand je tiendrai face aux ragots, aux insultes? Si je m’impose, si je m’incruste, jusqu’à quand les gens me respecteront de peur que je les fracasse, les menace?
Alors, je fais en sorte de respecter l’autre pour qu’on me respecte. Ce n’est pas par faiblesse mais par honnêteté, sincérité.
Il me faut sans cesse me remettre en question quand l’autre me dérange, me déplace.
Je n’ai pas à imposer mes convictions, à soumettre mes opinions. Il nous faut trouver un chemin de dialogue pour partager ce que l’on vit, que l’on ressent.
Pourquoi mes valeurs, ma foi, mes croyances seraient les meilleurs ? Chacun a sa propre légitimité.
Bien sur, il me faut réajuster en fonction de respect des personnes, de la liberté, de la réalité de chacun.
Pourquoi je verrais l’autre comme un ennemi s’il est différent ?
Ce qui me semble essentiel dans la rencontre avec l’autre, c’est le désir de savoir, le désir de connaître. Osons échanger ce qui fait nos vies.
Toute peur, toute haine, toute violence vient de l’ignorance, du rejet de la différence qui peut chambouler nos propres repères.
Est-ce que cela vaut la peine de se radicaliser, de se braquer quand on sent que l’autre ne veut pas avancer ? Ne pourrait-on pas essayer de mieux comprendre l’autre pour mieux se faire comprendre par la suite ?
Posons nous les bonnes questions. Cherchons l’essentiel et qui nous fait grandir, avancer en lucidité, en acuité.
Donnons les moyens à chacun pour trouver un espace de réflexion, de connaissance pour s’affirmer trouver sa juste place.
Osons être en vérité avec toute homme quelque soit sa culture, son mode de vie, son handicap, sa façon de vivre. Cherchons à être simple dans les relations et de ne pas se forcer si le courant ne passe pas.
Chroniques du jour
Héros?
Nous avons tous voulu, un jour, s’identifier à un super-héros.
Être Superman pour canaliser les forces de la nature, arrêter les bombes, les balles qui tuent des innocents.
Être Spiderman pour attraper les criminels, éviter à temps les accidents mortels.
Être Hulk pour se déchaîner contre ceux qui nous soumettent, contre ceux qui nous humilient.
Être Batman pour aider la justice à faire régner la paix.
Être un héros pour être reconnu par ses pouvoirs, ses exploits, sa puissance.
Est-ce que vouloir intensifier à un héros ne serait pas éviter de regarder ses propres limites : « Je ne sais faire que ça… Je ne suis que ça… »
Est-ce que vouloir comparer à un autre plus fort se serait pas entre autre se sous-estimer ?
Si j’accepte mes forces telles qu’elles sont, que je les assume et les mets en pratique, ne grandirais-je pas en humanité, en confiance ?
Si j’ose aller de l’avant en vérité avec ce que je suis entièrement, ne serait-ce pas une sorte d’héroïsme ?
Si je reviens aux super-héros, ils sont tous masqués, costumés. On ne connaît pas leurs visages, leurs identités, leurs origines. Si nous découvrions leurs faiblesses, l’image du héros en pâtirait car ils ne sont pas parfaits. Ils seraient démasqués.
Pour ma part, je ne serais jamais un super-héros mais je peux être un héros à ma façon avec ce que je suis, avec ce que je peux donner, offrir.
Je dis « Je » mais c’est aussi toi, chacun de nous avec nos handicaps, nos fragilités, nos histoires singulières. Héros vis à vis de mes pairs, héros vis à vis de mon conjoint, héros vis à vis de ms parents etc…
Dans mon image de héros, c’est la capacité de la personne à oser, à avoir le courage d’affronter ses peurs, ses craintes. C’est oser se faire confiance et faire confiance aux autres. Le nec plus ultra, c’est être un héros sans prétention, sans se la jouer .
Dans ma foi chrétienne, c’est la sainteté.
C’est oser être une flamme et briller avec simplicité dans sa maison, son être entier. Si on encombre trop sa maison, avec trop de pièces, trop de meubles, la lumière ne peut pas aller partout ni aller au delà des fenêtres.
C’est oser pouvoir se dégager du superflu pour que la flamme puisse être visible de partout.
Osez être cette flamme qui a besoin d’oxygène pour grandir, de l’espace pour illuminer. Oser partager votre flamme avec d’autres personnes en vue de devenir des feus de joie, de fraternité.
Comme toute flamme, elle a besoin d’être entretenu. Entretenez-vous par des liens, et aussi de vous retrouver pour faire le ménage dans votre maison. La flamme est toujours en vous si l’ont fait régulièrement le ménage, que l’on fait des travaux en tenant compte des murs fondateurs ( Nos origines, notre histoire).
Un héros est celui arrive à partager sa lumière, sa vie, à la transmettre avec simplicité, qui se met d’égal à égal sans soumission, sans domination.
Bien sur, il est difficile de la mettre en pratique. Mais l’on expérimente , nous y prenons goût avec bonheur. Et quand nous doutons, car nous sommes humains, nous pouvons nous souvenir de cette flamme qui nous permet d’espérer.
La flamme est toujours en vous et jaillit en fonction de la place que vous lui faites.
N’ayons pas peur de nous-mêmes et des regards des autres. Laisser tomber nos peurs est un travail de chaque jour mais qui en vaut la peine.
La foi, mon témoignage
Il y a quelques années, j’avais une foi idyllique, une foi étriquée puis une vision de certains domaines assez orientée, assez arrêté. En quoi j’ai progressé dans mes réflexions, dans mes engagements? C’est par une volonté de mieux comprendre l’autre, de se laisser bousculer par l’autre, de mettre du sens dans ce que je fais et dans ce que je dis. Cela peut aussi se voir à travers mes écritures. Des poèmes lyriques, je suis passé aux poèmes plus réalistes, plis incarnés pour ensuite basculer dans les réflexions, des histoires un peu philosophique pour faire réfléchir.
J’ai entretenu ma foi comme j’entretiens les liens sociaux par des rencontres, des lectures, des études. Cela me permet de prendre de la distance et de ne pas suivre comme un mouton les traditions, les dogmes. Je m’attache aux écritures, aux différents interprétations sérieuses de la Parole, à la personne du Christ.
J’essaie de le vivre au quotidien, ancré dans la réalité. Je vous le partage, je voudrais juste pour témoigner ce que à je crois. Mon objectif n’est pas de vous convaincre et de respecter malgré tout ceux qui sont assez éloignés de ce domaine là.
Au regard de l’actualité, j’essaie de voir au plus juste le lien avec ma foi, mes convictions qui s’ajustent, s’affinent.
Plusieurs phrases mes viennent:
– « Aie confiance. Lève-toi. Sois sans crainte ». C’est l’idée que Jésus m’accompagne même lors des moments où je doute, je galère. Il ne me juge pas. Il m’aime parce que je suis un homme avec des faiblesses, des fragilités mais aussi des qualités. » J’ai confiance en toi parce que je sais que tu te relèveras après être tombé »
» Avance en eau profonde et jette tes filets », je reçois comme idée que c’est oser s’engager dans un endroit qu’on ne connaît pas, qu’on craint. C’est oser la rencontre, c’est oser s’engager, relever un défi avec la volonté de faire confiance que ça marchera. C’est comme pour ma future formation que je veux faire, je mets tous les moyens pour entrer en formation même si je ne m’y connais rien. Qu’il me faut reprendre des études.
« Chaque jour suffit sa peine. », par cette parole, il faut vivre ce que j’ai à vivre, à ne pas trop me projeter sinon je risque de perdre des choses que je vis dans le présent. Il me faut apprendre la simplicité d’être présent à ce que je fais, à ce que je suis. Si j’attends sur le quai et que le train est en retard, je vais encore plus m’énerver si je l’attends encore plus. Je prends donc mon souffle, et je prends le temps d’observer les gens, mon environnement et de faire un petit sourire. Cela peut être l’occasion de souffler, de respirer.
C’est déjà pas mal pour l’instant même si je voudrais continuer.
J’espère vraiment que chacun puisse s’ouvrir, avancer dans ses convictions, écouter ceux qui sont dans la radicalisation. Je l’ai été parfois sur certains domaines et cela ne m’a pas fait du bien car j’étais dans la violence verbale, la revendication permanente un peu hargneux mais très minime par rapport à ce qu’on voit dans l’actualité.
Je voudrais croire vraiment que chacun puisse accepter l’autre dans ses opinions quand tout se faire dans le respect de chaque personne sans distinction discriminatoire.
Je vous souhaite de grandir dans votre humanité, dans ce que vous êtes, de vous épanouir et de cheminer avec tout prochain, tout en vous respectant.
Lettre aux élus
Bonjour à tous, et voilà, j’ai envoyé la lettre au président par l’intermédiaire du site de l’Elysée. Affaire à suivre…
Monsieur le Président, à tous les élus,
Nous vous avons choisis par le vote parce que nous vous faisions confiance. Confiance car vous avez choisi de servir les intérêts générales de la France. Vous avez promis d’une France apaisée comme dirait Mr Hollande.
Où est-elle donc cette France apaisée ? Des manifestations avec sur les cotés des groupuscules extrémistes jusqu’aux poings données entre députés à l’assemblée nationale jeudi dernier.
Que je vous ai vu vous quereller, vous insulter, je me suis senti trahi car j’ai besoin d’hommes politiques responsables, avec une volonté de servir l’homme, tout homme quelque soit son sexe, son origine, sa religion.
Mr le Président, comment pouvez-vous apaiser la France si vous n’écoutez pas les différences ? Si vous ne prenez pas le temps d’entendre ce qu’ils ont à dire.
Vous voulez faire de la jeunesse une priorité, et pourtant, le chômage augmente dans cette tranche de population comme partout ailleurs. Quand je vois des conseils généraux diminuer de moitié les budgets de la prévention spécialisé, je me dis qu’on coupe les ailes à des éducateurs, des travailleurs sociaux pour faire sortir des jeunes de la misère sociale. Ne laissez aucun jeune sur le bord de la route. Chacun mérite du respect, d’être entendu et d’être reconnu pour ce qu’il est fait et ce qu’il serait capable de faire.
Je comprends que vous avez beaucoup de choses à gérer, que vous travaillez jour et nuit. Mais quand je vois que vous ne prenez pas soin de vous, comment pouvez-vous être efficace et présent dans les taches qui nécessitent des réflexions de fond pour le bien commun de la société.
Que malgré nos différences, malgré nos divergences, que nous puissions vous entendre dire des mots qui apaisent en vérité.
Quand j’entends certains députés insulter, mépriser, quelle exemple donnez-vous aux futures générations sur la responsabilité et du travail en groupe ?
La confiance s’est perdue puisque vous êtes sollicités à transmettre vos patrimoines. Ce n’est une solution. Nous pourrons continuer à vous écouter, vous suivre si vous agissez, si vous êtes vous-même responsable, intègre.
Pourrais-je dire que l’image de l’assemblée nationale est un microcosme de la société ? Vus les tensions et la violence qui surgit, il me semble primordiale de se poser les bonnes questions.
Reprenez-vous ! Prenez les bonnes décisions pour que chacun puisse se sentir citoyen en dehors de ses appartenances.
Je ne comprends pas la devise de notre république : « Egalité, Fraternité, Liberté » : nous voyons sans cesse des gens dans la rue, des gens dans la précarité sociale. Ces personnes peuvent être des atouts énormes pour la société si on leur donne les moyens d’avoir un logement et un boulot. Surtout de la reconnaissance et de la dignité. Où t-elle l’égalité entre ses sans-abris et les gens qui habitent dans des appartements aux prix exorbitants ?
Où est-elle donc la fraternité quand la violence surgit entre des hommes, des femmes et des enfants ? Quand la haine des homophobes se transforment en actes touchant l’intégrité des personnes.
Ne faisons pas de l’argent le nerf de la guerre mais le nerf de la paix. Que l’argent ne soit pas le centre de vos préoccupations mais l’humain. Quand l’homme, la femme connaîtra sa juste valeur, pour ce qu’il est a alors il travaillera, construira pour créer des ressources. C’est vite dit mais j’y crois quand se mettant tout ensemble, nous pourrons créer de la richesse tant humaine que financière.
Remettons l’essentiel au devant de la scène avant le pouvoir de l’argent : Tout homme et femme sont libres et égaux quelque soit leur sexe, leur origine, leur religion.
Comment continuez à vous faire confiance, à croire qu’une France apaisée soit possible ?
Je crois à la dynamique des différences, pour vivre une expérience de fraternité, de respect, que l’égalité ne soit pas un lissage des différences.
Monsieur le Président, aux élus, je veux toujours y croire en notre France ouverte à tous ses citoyens et au monde.
Et pourtant
Et pourtant!
Tout fout le camp, et pourtant !
Les agressions se multiplient, ainsi que les attentats, les vols et pourtant !
Tout se meurt et des gens dépriment face au chômage qui les guettent, face à la précarité qui les menacent, et pourtant !
Crois-tu que cela va mal continuer et que d’autres gens s’en vont dans la consommation à outrance, gaspillent de la nourriture, ne respectent plus l’autorité, ainsi que le code de la route ?
Crois-tu que cela va s’empirer à cause des mauvaises langues qui prédisent la déchéance de la civilisation française ?
Et si tu prenais d’autres lunettes pour espérer malgré tout ? Si tu veux que ton entourage évolue, change, ne faudrait-il pas tout d’abord que tu transformes aussi ton cœur, ta raison ?
Et si on n’arrêtait de regarder l’autre comme un pestiféré.
Mon ami homosexuel aime son compagnon. Il n’a pas choisi son identité sexuel, il l’assume malgré les temps qui courent croyant que c’est un choix alors que c’est inscrit depuis la naissance. Comment l’accepter comme un fait ?
Je suis sourd et je ne l’ai pas choisi. Je suis blanc et je n’ai pas choisi ma couleur de peau. Je suis français et je n’ai pas choisi de naître en France.
Y est-il pour quelque chose mon voisin s’il est basané, avec un fort accent et qu’il a des parents venus d’autres contrées ? Il est pourtant né en France et on le voit comme un émigré. C’est absurde. Il a autant de droit d’être considéré comme tout le monde. Je comprends mieux parfois un gars d’origine camerounaise qu’un gars de la campagne profonde avec son accent très prononcé.
Laissons nous déplacer par les richesses. Je crois en l’esprit de solidarité que je vois visible entre les quartiers, les associations et les clubs sportives.
Nous sommes tous concernés par chacun de nous malgré nos différences car ce qui nous rassemble, c’est l’humanité avec nos émotions, nos souffrances, nos joies, nos tristesses etc…
Je voudrais y croire à un sursaut si nous mettons de notre personne au quotidien, dans nos relations avec notre entourage.
Osons nous remettre en question pour mieux comprendre l’autre et se faire comprendre.
Ne baissons jamais les bras car nous ne sommes jamais seuls. Il y a toujours quelqu’un, quelque part pour te donner la main, pour t’écouter, pour te reconnaître tel que tu es.
Lève-toi cher ami. Tu as le droit de râler et après, que nous propose-tu pour construire un monde plus juste, plus humain ?
Nous avons tous besoin de chacun, à sa place comme les éducateurs, les éboueurs, les professeurs, les secrétaires, les ouvriers, les avocats, les médecins, les facteurs, les orthophonistes, les documentalistes, les chercheurs, les comptables, les caissières etc…
Nous sommes tous complémentaires.
La compétition nous fait ignorer et pourtant, si l’on travaillerait en partenariat, nous irons beaucoup plus loin, non ?
Réver
Je voudrais rêver.
Je marcherais vers un sommet.
Je gravirais un pic pour me hisser vers le ciel.
Mes bras deviendraient des ailes.
Je me lancerais dans le vide pour m’envoler.
Je survolerais les zones de conflits, de tensions
Pour semer des pains de dialogue, d’écoute.
J’illuminerais de mes yeux des cœurs aveuglés par la haine.
Je plongerais dans les océans d’amertume, de haine
Et faire fondre mes graines de reconnaissance et de compréhension.
J’aimerai rêver aux rapprochements des peuples, aux liens fraternels entre les différences.
Un peu de légèreté, de simplicité dans des climats de défiance, d’humiliation.
Je rêverai de faire refleurir des contrées saccagés par la guerre du pouvoir, de l’argent, et de faire germer la solidarité.
Laissez-moi rêver mais il me faut revenir dans la réalité.
A partir de mes désirs, de mes envies, qu’est ce que je peux faire à mon échelle pour plus d’humanité, que personne soit mise de coté ?
N’ayons pas peur de rêver pour continuer à espérer et avoir confiance.
La peur de l’autre
J’ai peur.
Peur de ces montées de violences, de colères, d’échanges de cris et d’insultes.
J’ai peur que les amalgames, les préjugés, les ignorances et surtout les raccourcis embrouillent les gens.
J’ai peur. J’ai la trouille.
Et pourtant, je ne veux pas me braquer sur ce ressenti. Alors, je m’informe. Je prends divers sources d’informations. J’essaie de mieux comprendre pourquoi il y a ce déchaînement d’agressivité, d’incitation à la vérité, à la révolte de tous bords.
Je commence à généraliser. Mauvais point.
Ras le bol des malentendus, des idées préconçues.
Où est donc la vérité ? Quels sont les vérités ?
Je ne veux pas que les gens se montent les uns contre les autres.
Je veux comprendre chacun qui se sent rejeté, pas entendu dans sa colère.
J’entends ceux qui se sentent humiliés dans leur propre identité.
J’entends ceux qui ne se sentent pas reconnus dans sa différence.
Quel homme ou femme politique se lèvera pour comprendre et écouter, écouter seulement sans juger les frustrations, les colères ?
Qui se mettra debout pour s’assurer que personne ne sera mis de coté.
Je connais des amis, des personnes de tous bords qui ont un regard juste sur la société. Je connais la misère, le rejet, la précarité de par mon métier et mon entourage. Je suis reconnu dans ce que je suis, dans ce que je vis, et grâce à cela une confiance s’installe. Mes peurs s’apaisent grâce aux liens qui se tissent, s’entretiennent car nous écoutons, nous nous comprenons dans un respect réciproque. Ma confiance grandit car je me sens reconnu, écouté, entendu et que je pose des actes, des paroles, qui confirment ce que je veux vivre.
De par cette expérience de fraternité, d’apaisement de mes peurs et colères, je ne peux que croire et espérer que l’ambiance de peur s’estompe un jour. Malgré certains médias et des groupuscules intégristes qui alimentent la violence psychologique, j’ai confiance sur une issue heureuse. Laquelle, je ne sais pas. Je garde espoir et je choisis l’espérance en chacun malgré ses zones d’ombre.
Je suis sûr que nous pouvons nous entendre sur certains points. Il faut nous retrouver tout d’abord dans le dialogue jusqu’au bout. Je crois en tout homme et je voudrais espérer que nous rabaissions plus l’autre à cause de ses différences. Nous avons tous des limites ; Sachons les reconnaître, les accepter pour voir en l’autre une force.
Laissez-moi ce rêve de voir un jour, des hommes politiques ou pas travailler pour l’humain sans être dans l’emprise de l’argent et du pouvoir.
Rêver de la paix, du dialogue n’est pas utopique car elle peut se réaliser. Les rêves sont appelés à devenir des réalités si nous y croyons et qui sert la liberté, la dignité, le respect de chaque être humain. Laissez moi rêver qu’un jour les différences de par la religion, le sexe, les origines, les handicaps puissent devenir une force d’unité et de vivre ensemble.
Osons partager nos appels à rêver d’une humanité grandissante au sein de notre pays, à revenir à l’essentiel de ce qui fait nos vies et de ce pourquoi on vit.
Reprenons confiance avec amour et raison, en toute conscience et soucieux du bien-être de l’autre.
Osons être simple et à l’écoute pour grandir avec nos fragilités et nos forces.
Osons rêver que nous acceptions l’autre sans entrer dans la dérision, dans la provocation. Choisissons de construire des ponts, des liens pour que nous arrivions enfin à nous comprendre.
Je voulais vous partager ma confiance en chacun de vous et je peux vous avouer que cela m’a pris du temps et que c’est bien normal avec mes peurs sur ce que je connaissais pas.
N’ayez pas peur. Prenez confiance. J’y ai goûté. C’est tellement bon. Venez, vivez et vous ne serez pas déçu.
Le plaisir au delà des douleurs
Souffler, prendre du plaisir malgré les douleurs.
Respirer, sourire malgré la souffrance.
Hier soir, j’ai eu une grande joie d’être allé à mon atelier théâtre.
Avec l’humour de mes partenaires, je me suis détendu comme mes tensions musculaires se sont estompés.
Puis dans les improvisations, j’ai pu jouer, vivre l’instant en surpassant mon handicap. Un pur régal.
Quand je me surprends à m’émerveiller du beau temps, de la douceur en lisant un bouquin au soleil, je savoure.
Quelle plénitude de se laisser cueillir par la joie d’aller au délà de son mal-être.
Ma minerve est une armure et mes béquilles sont des armes contre les imbéciles qui tenteraient de piquer ma place dans le bus. Mon boitement est un déguisement pour courser plus rapidement les tortues qui s’échappent du zoo. Ouh là, je m’égare.
Bref, s’adonner à une activité où l’on s’épanouit permet d’apaiser les douleurs, de les diminuer pendant un temps. Cela fait partie de prendre soin.
Quand j’atteins ce bien-être, quel régal. Je peux être disponible attentif à l’autre. Rire, écouter, humouriser.
Venez, bande d’éclopés et échangeons nos passions, nos rêves, nous souhaits, nos envies.
De l’agressivité
Y a de l’agressivité dans l’air.
Au moindre contact, une dame d’origine africaine s’enflamme et traite de « Vieux Con » un maghrébin âgé.
Des regards s’évitent, des visages se crispent.
Du stress se communique. Une tension est palpable chez les voyageurs.
Ambiance morose dans le tram comme dans le métro.
Malgré le beau temps, les visages sont tirés vers le bas.
Une certaine méfiance se diffuse.
Vite, une perfusion de sourire. Un peu de couleurs et de musique pour éviter l’explosion.
Vite, De l’oxygène aux odeurs agréables, de l’air pur car en ces jours, une chape de pollution envahit la ville.
Vite, respirons, gonflons nos poitrines malgré les douleurs, les tracas.
Vite, des mots agréables comme « merci », » bonne journée »!
Ne laissons pas trop les ombres envahir notre quotidien.
Laissons-nous émerveiller un petit instant par le beau!
Mémé une seconde de plaisir peut nous faire avancer, nous encourager.
Immobilisé
Immobilisé
J’ai été contenu pendant quatre heures le temps de vérifier si tout allait bien après une sortie de piste en luge sportive.
Le regard vers le ciel, je ne pouvais pas voir ce que faisaient les secouristes. cela était très frustrant.
Minerve et tapis flottant qui s’est durcit pour m’envelopper sans que je puisses bouger.
La tête vers le bas, on me descendait en luge pour qu’un ambulance puisse me récupérer. Expérience surprenant.
Immobilisé.
Je me rendais à quel point j’avais plus besoin de repères, d’informations comme pour ceux qui sont alités, assistés.
C’est un temps d’épreuve et d’acceptation de se laisser manipulé, de se laisser accompagné.
Immobilisé pour un petit temps.
J’ai pu mesurer l’importance de mieux prendre soin de ceux qui sont à longueurs de journée réduits dans leurs mouvements.
J’ai eu de grands pensées pour Alexandre et d’autres personnes accidentés ou touchés par la maladie.
Le temps ne m’a pas paru long car je me suis senti en sécurité par le personnel de soins, et ça c’est une chance que je souhaite pour tout le monde.
Maintenant, je peux bouger plus librement en savourant le plaisir de faire des gestes du quotidien, de pouvoir regarder autour de soi.
J’ai aussi retenu et qui était vraiment agréable, c’était ma liberté de penser, d’imaginer, de rationaliser sur ma situation sans pouvoir librement bouger.
Donnons à penser, à faire rêver aux personnes qui sont plus ou moins immobiles, quand leurs douleurs physiques ne les anesthésient pas trop.