De la révolte?

Cri

Colère.

Révolte.

Recherche d’identité.

Recherche de reconnaissance

Un combat sans cesse renouvelé

Avec de l’unité de nos pairs, de ceux qui se reconnaissent

Dans l’indignation qui surgit de nos entrailles.

Qui nous suivra ?

Ceux qui n’ont rien à perdre ?

Ceux qui ont le temps avec eux ?

Ceux qui ont les moyens de faire la grève ?

Ceux qui sont libres de tout hiérarchie ?

Parait qu’il y aura une explosion sociale.

C’est ce que j’ai lu dans le monde, selon un sondage. *

Qu’est-ce qui va faire descendre dans la rue ?

Qu’est-ce qui va pousser toutes catégories sociales à se révolter contre l’injustice sociale ?

Pleins de facteurs pourraient empêcher d’agir à cause de notre boulot, de notre avenir professionnel à travers la formation, les responsabilités en famille, les problèmes de santé. Y aura hélas toujours une excuse. Des bonnes et des mauvaises.

Oui, râlons mais sachons proposer, élaborer de meilleurs pratiques, une autre façon d’agir.

Chacun doit être reconnu dans son sentiment d’injustice et être entendu.

 

Je souhaite un bon courage aux travailleurs sociaux pour leurs revendications, aux personnes qui se battent pour leurs droits, pour leurs métiers.

 

*« http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/30/les-francais-envisagent-une-explosion-sociale_3523199_3224.html »

 

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Il y en aura toujours

Il y aura toujours des couillons pour vous critiquer, pour vous juger, pour vous remettre en questions.
Il y aura toujours des ignorants qui vous poseront des questions ou seront indifférents à vos choix, à vos petites ou grandes réussites.
Il y aura toujours des mots qui vous blesseront, qui vous choqueront, qui vous tourmenteront.
Il y aura toujours la violence qui s’immiscera dans vos vies, dans notre entourage, dans le monde.
Il y aura toujours des sots, des corrompus complètement absorbés par leur pouvoir.
Il y aura toujours des ouragans, des orages, des averses de grêles.
Il y aura sans cesse des séismes, des tsunamis, des éruptions volcaniques, des inondations.
Il y aura sans cesse des tracasseries qui jalonneront notre vie.
Et pourtant, vous saviez bien qu’il n’y a pas que ça.
Réjouissons- nous sur tout ce qui est positif malgré la nuit, malgré le brouillard, malgré le mistral ou le sirocco.
Regardons ce qui fait nos forces, nos joies.
Nous avons toujours en nous des petits sourires, des éclairs de jouissance pour les petits riens de la vie quotidienne.
Regardons ailleurs, vers nos amis qui nous apprécient et que nous apprécions.
Regardons nos échecs comme des tremplins pour une vie plus épanouissante.
Personnellement, j’ai vécu moult licenciements, accident de travail, démission et pourtant je continue mes projets, à persévérer. Malgré mon handicap source de malentendus, j’arrive à entendre les murmures des petits bonheurs.
Osons la poésie emprunt de lucidité, pour rêver, pour mettre un peu de légèreté dans nos lourdeurs.
Il y aura toujours quelqu’un qui te relèvera, qui te soutiendra. Il y aura toujours une personne, quelque part, pour vous écouter, et partager avec vous.
Comme dirait les sages : « L’important, n’est pas le but mais le chemin ». Quand nous réussissons un diplôme, un permis ou autre, nous nous réjouissons après avoir regardé tout le travail qu’on a accompli auparavant.
Je l’ai expérimenté ce lundi de manière très concret. J’avais comme objectif d’atteindre Bourgoin en Vélo. Ville à 45 km de Lyon. C’est à travers les chemins que je me suis régalé, longeant des ornières, traversant un ruisseau, côtoyant les poids lourds sur une départementale. Arrivé à Bourgoin, j’étais heureux du parcours malgré les coups de fatigues, malgré les cuisses qui ont brûlé pendant un temps.
Il y aura toujours de la souffrance, de la galère mais à force de croire et de vivre l’instant comme un chemin prometteur de bonnes surprises.

Alors, braves gens, ne vous laissez pas abattre pas les mauvaises langues même si ceux de vos proches qui vous rabaissent. Écoutez ceux qui vous font du bien, en vérité et en sincérité. (Pas les faux-culs ni les hypocrites). Fuyez l’angélisme et la dramatisation. Vivez le concret et vos rêves.
Je vous souhaite à tous un bon courage dans vos projets, dans le meilleur discernement possible, en toute conscience.

Tabou

Tabou tabou !
Il ne faut pas en parler, ne rien dire pour éviter les conflits.
On ne touche pas aux sujets qui fâchent, pouvant créer des fractures.
Chut, pas la religion. C’est tabou. Cela fait partie de l’intime de la personne. Vie privée, on n’y touche pas.
Chut, pas la sexualité. Tabou. C’est intime avec comment on gère notre sexualité, notre attirance vers l’autre sexe ou le même sexe. C’est très subjectif, très intime. N’en parlons pas.
Les émotions, les larmes ? N’en disons rien, nous évoquerions nos faiblesses. C’est indécent. Tabou, chuut !
Chut, on en dit rien sur le handicap. Tabou, on n’y connaît rien, on n’en parle pas.
Faut pas savoir tout ce qui touche à la dignité de la personne.
La misère, c’est quoi ? Tabou. Cela n’existe pas. Il y a bien des sous qui traînent partout. Il suffit de tricher un peu, de jouer au loto, de faire marcher les acquis sociaux.
La politique. Ouh là, encore un sujet qui fâche. Trop de divergences, trop d’extrémités.
La crise ? La folie ? Non, pas la maladie psychique. Ah la crise monétaire ? Non, je n’en ai jamais entendu parler. On se sert un peu la ceinture mais je vis au-dessus de mes moyens.
Chut, tabou !
Les paradis fiscaux ? N’en parlez pas, ça va être l’enfer. Tabou !
La drogue ? Les excréments ? L’inceste.
N’en parlons pas. Chut.
Chez les Polynésiens, ce qui est tabou est sacré.
Donc tout est sacré ?
De quoi peut parler alors ? De la pluie et du beau temps ? Et encore, certains vont se plaindre et râler. Cela va se chamailler.
Allez, osons quand même évoquer les sujets « tabous ».
Essayons quand même.
Risquons-nous de se parler, de se dire les choses.
Prenons le risque de briser le silence et de mieux se connaître, mieux se comprendre malgré tout.

Je souhaite à chacun de trouver des lieux où on peut se dire sans être jugés, sans être critiqués.
Que chacun trouve de la bienveillance et soit entendu, compris, et vice-versa !

Le monde des odeurs

Le monde des odeurs m’est inconnu.
C’est un pan de l’environnement qui m’échappe. 
Comment savoir si ça brûle dans la cuisine? 
Comment savoir si les vêtements sentent mauvais?
Comment déceler la présence de gaz?
Je peux capter certaines informations par le visuel, par expérience. Dans mon enfance, j’ai réagi par mimétisme quand une personne se bouchait le nez quand on voyait une crotte de chien tout chaud. Ou bien quand ma mère me montrait une fleur, me disant avec un grand sourire: « Sens cette odeur agréable ». Je ne pouvais que faire exprès d’humer et dire « mmmmh ». 
 » Comme ça sent bon dans la cuisine! » Combien de fois ais-je dis cette phrase pour faire plaisir au cuisinier. Il y avait quand même une forte probabilité que ça sente bon. 
Je pouvais deviner les odeurs par les couleurs, par la présence de fumée, par la texture des objets. 
Je me souviens, en lycée, lors d’une étude, j’entendis un ploc et tous mes voisins faisaient  » baaaah ». J’aperçus près de mon sac une tache jaunâtre et compris que c’était une boule puante. Je pris un air de dégoût pour ne pas me faire passer pour un plouc. 
Il parait que le gout se joue avec 80% d’odorat. Je confirme car je ne peux pas savourer certains mets. Avec mes papilles, je ne peux que saisir la subtilité entre l’amer, l’acide, la salé et le sucré. C’est pour cela que l’esthétique d’un plat est très important pour moi. 
En fait, l’esthétique est pour moi très important, entre autres, car cela démontre que c’est propre, que ça sent bon etc…
Je n’ai jamais connu l’odorat et je n’ai compris que je n’en ai jamais eu à l’âge de 14 ans. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour apprendre une partie de soi.

Le chanteur en choeur

Avec une respiration profonde et pieds calés au sol, il entonne un chant qui vibre dans ses fosses nasales. 
Il forme un O avec sa bouche, le son sort pour embraser les oreilles qui l’écoute.
Son torse devient une caisse de résonance qui fait trésaillir le plancher. 
Sa voix le fait frissonner de plaisir.
Le chant lui fait recentrer sur lui-même.
C’est pour lui une bouteille d’oxygène.
La mélodie jaillit de son sourire dans le ventre. Un rythme le berce comme il berce le public.
Un orchestre l’accompagne mais sa voix est un instrument unique, magique.
Concentré, il suit le tempo sans bémol.
Au moment opportun, il gonfle son ventre pour mettre sa voix haut perché, en prenant soin de sa gorge. 
Silence.
Il éteint la radio et regarde les portraits de ses ancêtres.
On dirait qu’il sont ravis et veulent applaudir. 
L’homme s’est apaisé grâce à son solo.
La chant l’a aidé à se poser, à prendre conscience de son corps.
Un vrai plaisir quand tout est dans la justesse.
Chanter peut aider à exprimer sur ce qu’on arriverait pas à dire.
Chanter, c’est se dépasser.

L’attente

Attente.
Soupir battante.
Attente.
Temps dilettante. 
Seconde 
suspendu
Sans le monde
Qui continue
A tournoyer.
Les idées sont noyées.
Les pensées 
Semblent figés.
Minute insoutenable.
Respiration interminable.
Comme le tonnerre,
Jaillit ce qu’on espère.
Enfin.
C’est la fin.
Inspiration.
Explosion
De rires.
Jubilation
qui fait saisir
Les sensations
De joie, de fierté.
L’esprit repart
Pour une éternité
Vers une autre gare
Pleines d’espérance.

La tête lourde

La tête lourde
Comme une enclume
lissant les écumes,
Il traine ses bourdes
comme un poids
De culpabilité.
Servilité
Des ses lois
Manichéennes.
Statufié jusqu’à l’aine
De ses remords,
Il ronge ses rêves.
Il les enfouie par peur
D’être humilié et qu’il crève
De honte pleins de torpeurs.
Un soir d’hiver sous la neige,
Un souffle le cueille, l’allège
Dans la blancheur de la nuit.
Son coeur est éconduit
Par une voix qui pénêtre l’âme:
 » Si ton coeur te condamne,
Dieu est plus grand ton coeur ».
Des larmes du ciel, en choeur,
Le réconforte dans le pardon.
L’homme s’apaise, confiant en ses dons
Retrouvés dans ses souvenirs.
Un personne l’accueille à bras ouverts
Sans chercher d’interêt, sans travers.

« Lève-toi. Aie confiance. Il t’appelle ».

La douceur de vivre

Savez-vous que la douceur de soi est un art de vivre?
Vivre apaisé est un travail quotidien pour mieux appréhender
L’avenir et ne pas être sans arrêt tendu.
Je vous souhaite de vivre des moments de délicatesse
Envers vous-même.
Savoir trouver un juste équilibre entre l’énergie à dépenser
Et le respect de votre corps et votre coeur.
Heureux celui qui sait rendre les choses simples bien que ça puisse paraitre compliqué. Il sera bien allégé des tracas.
Je vous souhaite de chercher en vous ce que vous cherchez à l’extérieur. Il y aura beaucoup moins de déceptions, de désillusions.
Heureux chacun d’entre vous qui sourit tout simplement. La paix de l’âme lui rendra visite.
Heureux celui qui ouvre son coeur tout en se respectant, il gagnera en endurance et en sagesse.
Heureux celui qui sait voir l’horizon malgré la brume, il pourra avancer sans crainte, avec confiance.

Chercher l’essentiel

Où te caches-tu l’Essentiel?
Je te cherche dans le quotidien pour alléger mes soucis, mes pesanteurs.
Je te cherche parmi l’actualité du monde.
Je te cherche dans mes lectures, dans mes détentes à travers le jeu, la musique.
Je te cherche à travers les visages de touts ceux que je croise.
Je te cherche dans l’écriture, le dessin, le théâtre, l’informatique, le jardinage et bien d’autres passions faisant appel à mon plaisir de créer.
Je te cherche a travers mes sens.
Je prends le temps de t’écouter au moindre silence.
Je prends le temps de te goûter à la moindre saveur.
Je prends le temps de sentir ton parfum au moindre senteur.
Je prends le temps de te voir à la moindre beauté.
Je prends le temps de te toucher à la moindre délicatesse.
C’est en te regardant dans le miroir que je te trouve.
Tu t’épanouis au moindre de mes reflets et qui jaillit dans mon entourage.
L’essentiel pour chacun est très subjective en fonction de ce qu’il a vécu, de son environnement, de ses valeurs. 
Nous pouvons nous retrouver sur l’essentiel comme on ne peut pas s’entendre. 
L’importance, c’est d’accepter ce qui fait sens pour nous et que l’autre a son propre essence.

Merci tout simplement

Merci tout simplement.
Merci pour ce que vous êtes.
Merci pour le petit sourire de ce matin.
Merci pour le bonjour malgré mon silence.
Merci pour le bout de pain alors que je mendiais.
Merci pour ton oui quand je t’ai demandé un service.
Merci pour ton simple mot qui m’encourage.
Merci pour ta présence à coté de mon lit d’hôpital.
Merci de m’avoir prêter un livre pour me détendre.
Merci pour ton silence quand j’en avais besoin.
Merci de m’accueillir.
Merci pour ton retour sur ce que je fais.
Merci pour le petit plat que tu as cuisiné alors que j’étais crevé.
Merci d’avoir fait la vaisselle.
Merci d’être revenu.
Je n’aurai jamais fini de dire merci même si pour toi, c’est gratuit.
Merci même si c’est pour toi normal.
Merci d’accueillir mon merci.
Pour ceux qui croient, merci à Dieu pour ce qui je suis avec mon handicap, mes fragiltés et surtout avec mes forces.
Alors Merci tout simplement.